ByteDance et Pico veulent bousculer le marché des lunettes connectées avec « Swan »

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Image d'illustration. ByteDance — ADN

Avec le projet Swan, le géant chinois ByteDance veut imposer ses lunettes XR ultra-légères dans un marché en pleine ébullition.

Tl;dr

  • ByteDance, via sa filiale Pico, développe des lunettes de réalité mixte légères nommées « Swan », pour concurrencer Meta et Apple.
  • Le dispositif utilise une puce spécialisée pour réduire la latence et pourrait s’appuyer sur un boîtier externe pour gérer certaines fonctions.
  • La course aux lunettes intelligentes s’accélère, mais le contexte géopolitique, notamment autour de TikTok, pourrait freiner leur déploiement aux États-Unis.

Un nouvel acteur pour bousculer la réalité mixte

L’industrie de la réalité mixte semble s’apprêter à vivre une nouvelle secousse. La maison mère de TikTok, à savoir ByteDance, aurait en effet lancé le développement d’une paire de lunettes baptisée « Swan ». Si l’information reste encore officieuse, elle suscite déjà une certaine fébrilité chez les concurrents — notamment du côté de Meta, dont le projet Orion ambitionne lui aussi d’apporter une expérience informatique immersive.

Pico, au cœur de l’innovation technologique

À la manœuvre derrière ce projet, on retrouve Pico, l’entreprise acquise par ByteDance. Ceux qui ont suivi l’actualité se souviennent du casque VR Pico 4 : un matériel prometteur, salué pour sa conception mais longtemps plombé par un écosystème logiciel trop limité. Après un lancement avorté du Pico 5 fin 2023, la marque tente un virage audacieux en miniaturisant ses technologies dans une monture légère — environ 130 grammes — comparable au casque Bigscreen Beyond. Un détail technique attire l’attention : les ingénieurs travaillent sur des puces spécialisées capables de traiter instantanément les données issues des capteurs, limitant ainsi la latence entre les gestes physiques et leur reproduction en réalité augmentée. Pour compenser le poids des composants, la solution retenue serait d’externaliser certaines fonctions dans un boîtier externe (« puck ») relié aux lunettes, comme le fait déjà Meta. En revanche, l’incertitude plane encore sur la nature filaire ou sans-fil de ce module.

La course mondiale aux lunettes intelligentes s’intensifie

Face à l’essoufflement des casques encombrants, tous les géants semblent désormais concentrer leurs efforts sur la conception de véritables lunettes connectées. Plusieurs acteurs sont déjà positionnés : Apple affiche sa volonté ferme d’entrer sur ce marché ; Xreal affine ses propres modèles XR sous Android ; tandis que Snap prévoit de lancer ses nouvelles specs AR dès 2026. Quant à Meta, des rumeurs font état d’un report du Quest 4 à 2027 pour privilégier un modèle ultra-léger doté d’un puck.

Ainsi, le marché mondial évolue rapidement et l’arrivée prochaine des « Swan » ne fait que raviver la compétition. Néanmoins, une inconnue demeure : avec la perspective d’une interdiction potentielle de TikTok aux États-Unis, rien ne garantit pour l’heure que ces nouvelles lunettes puissent y être commercialisées sans heurts.

L’enjeu stratégique derrière cette nouvelle génération d’appareils

Ce secteur connaît aujourd’hui un essor inédit et impose à chaque acteur d’accélérer son rythme d’innovation. Dans ce contexte effervescent :

  • Légèreté et confort s’imposent comme critères majeurs auprès des utilisateurs.
  • Puce dédiée : gage de fluidité et réactivité pour une expérience XR crédible.
  • Bataille juridique : l’avenir commercial dépendra aussi du contexte réglementaire international.

Au final, entre innovations technologiques et défis géopolitiques, le pari des « Swan » pourrait bien redéfinir l’avenir proche de la réalité mixte — à condition que le jeu concurrentiel ne vire pas à la guerre froide numérique.