Starlink: Battle for Atlas méritait mieux qu’un abandon

Starlink: Battle for Atlas
Image d'illustration. Starlink: Battle for Atlas — Ubisoft / PR-ADN

Huit ans après sa sortie, Starlink: Battle for Atlas reste un cas frustrant. Et le nouveau retour de Star Fox 64 chez Nintendo le rappelle cruellement.

En bref

  • Starlink: Battle for Atlas avait tout pour devenir une grande licence spatiale.
  • Malgré ses défauts, son potentiel dépassait largement son échec commercial.
  • Faute de suite, Ubisoft a laissé ses bonnes idées sans lendemain.

Sorti le 16 octobre 2018, Starlink: Battle for Atlas avait tout pour devenir une licence importante pour Ubisoft. Avec ses combats spatiaux dynamiques, son univers coloré et son système de vol fluide, le jeu proposait une aventure différente des productions habituelles de l’éditeur.

Pourtant, malgré des idées prometteuses, la licence a rapidement été abandonnée. Un gâchis, tant son potentiel était évident.

Un jeu spatial qui donnait envie d’explorer

La grande force de Starlink: Battle for Atlas, c’est sa capacité à passer naturellement des combats spatiaux à l’exploration des planètes. En plein affrontement, le joueur peut plonger vers la surface d’un monde extraterrestre et poursuivre son exploration sans rupture majeure.

Le vaisseau devient alors bien plus qu’une simple arme : c’est un véritable outil de découverte. Avec ses environnements colorés et sa personnalisation poussée, le jeu possède une identité visuelle et un gameplay qui lui permettent de se démarquer.

Des défauts qui ont freiné son potentiel

Malgré ses qualités, Starlink: Battle for Atlas souffre d’une répétitivité qui finit par peser. Libérer les planètes, détruire les installations ennemies et enchaîner les activités devient rapidement mécanique.

Le concept toys-to-life, qui reposait notamment sur des vaisseaux et des pilotes physiques, a également compliqué son modèle économique. Même si ces accessoires étaient facultatifs, leur coût et le succès commercial décevant du jeu ont rendu difficile la pérennisation de la formule.

Pourtant, une progression plus variée et un modèle entièrement numérique auraient pu résoudre une partie de ces problèmes.

Une suite aurait pu tout changer

Ubisoft n’a pas complètement abandonné le jeu dès sa sortie. La mise à jour gratuite Crimson Moon a ajouté une nouvelle destination, des courses, des combats en arène et des missions supplémentaires.

Ces contenus montraient qu’il restait des possibilités à explorer. Une suite aurait pu conserver les meilleurs éléments du premier épisode tout en corrigeant ses défauts : des planètes plus variées, des missions mieux scénarisées et des affrontements plus diversifiés.

Les bases étaient là, et il n’était pas nécessaire de repartir de zéro.

Le gâchis d’une licence pleine de promesses

L’échec commercial de Starlink: Battle for Atlas explique en partie la décision d’Ubisoft, mais il ne rend pas l’abandon moins regrettable.

Le jeu disposait d’un système de vol efficace, d’un univers attachant et d’idées qui méritaient d’être approfondies. Plutôt que de laisser cette expérience sans lendemain, Ubisoft aurait pu tirer les leçons du premier épisode et proposer une aventure plus aboutie, débarrassée des contraintes des jouets physiques.

Starlink: Battle for Atlas n’avait peut-être pas trouvé sa formule parfaite, mais il avait largement de quoi construire une suite. C’est précisément ce qui rend sa disparition si frustrante.

CodexZéro

Spécialiste Pop Culture

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