Le remake de Final Fantasy 7 recycle encore des éléments de Dirge of Cerberus. La bonne nouvelle, c’est que Revelation pourrait clore ce détour une bonne fois pour toutes.
En bref
- Dirge of Cerberus: Final Fantasy 7 suit Vincent Valentine et développe son passé à travers une histoire jugée inutilement complexe et difficile à suivre.
- Le jeu cumule un ton très sombre et caricatural, des personnages excessifs et un gameplay de TPS répétitif, avec une visée lourde et des missions peu variées.
- Malgré cet accueil négatif, Weiss, Nero et la Deepground réapparaissent dans les remakes de Final Fantasy 7, maintenant une partie de l’héritage du jeu dans la nouvelle trilogie.
La redondance autour de Final Fantasy 7, on commence à la sentir. Entre les fuites sur d’autres remakes de la franchise, les portages évoqués à droite à gauche et les rumeurs de DLC pour Final Fantasy 7 Rebirth, l’univers de Final Fantasy occupe tout l’écran. Le problème, c’est que quand une franchise fouille autant dans ses archives, elle finit aussi par ramener ce qu’elle aurait mieux fait de laisser au placard.
Le spin-off que les fans n’ont jamais vraiment pardonné
Sorti en 2006, presque neuf ans après Final Fantasy 7, Dirge of Cerberus: Final Fantasy 7 misait sur Vincent Valentine pour prolonger l’histoire. Sur le papier, l’idée se tenait. En pratique, beaucoup y ont vu le pire épisode lié à FF7.
La raison tient à deux choses. D’abord, un scénario jugé inutilement tordu, parfois carrément incompréhensible, qui épaissit la mythologie sans la rendre meilleure. Ensuite, un ton beaucoup trop edgy, qui réduit Vincent à une collection de poses et de clichés. Même les figures iconiques de Final Fantasy 7 en ressortent abîmées, avec des moments émotionnels transformés en mélodrame de soap opera. Pas l’idée du siècle, clairement.
Et le gameplay ne sauve rien. Le jeu adopte une structure de TPS à niveaux, mais avec une visée lourde, des missions répétitives et un rythme poussif. Résultat, là où d’autres épisodes controversés gardent au moins une qualité de jeu, Dirge of Cerberus: Final Fantasy 7 traîne sa peine jusqu’au bout.
Pourquoi le remake continue malgré tout à le recycler ?
Le plus ironique, c’est que la trilogie remake n’a pas ignoré ce passif. Elle l’a recyclé. Moins frontalement que Crisis Core: Final Fantasy 7, qui a eu droit à un remaster et à une place élargie pour Zack, ou que le film Final Fantasy 7: Advent Children, mais recyclé quand même.
Dans le DLC Intergrade de Final Fantasy 7 Remake, les joueurs croisent la division secrète de la Shinra, principal bloc antagoniste de Dirge of Cerberus. On y retrouve aussi Weiss the Immaculate et Nero the Sable en boss. Puis Final Fantasy 7 Rebirth en remet une couche avec l’arrivée de Vincent, des symboles sur son cercueil et plusieurs allusions aux dessous de la Shinra déjà vus dans Intergrade.
Bon, l’intégration reste plutôt propre. Ces références sont plus discrètes, mieux tenues, et bien moins envahissantes que d’autres pans du mythe compilation FF7.
Final Fantasy 7 Revelation a une vraie occasion de refermer le dossier
C’est là que Final Fantasy 7 Revelation devient important. Comme il doit conclure la trilogie, il peut aussi être la dernière escale pour tout cet héritage. Certains s’attendent encore au retour de personnages liés à Dirge of Cerberus, surtout parce que l’histoire de Vincent fait partie du matériau d’origine.
Mais cette fois, il y a une sortie par le haut. Soit le jeu boucle ces éléments sans les laisser déborder, soit il les retcon intelligemment pour les rendre enfin supportables. Et franchement, ce serait la meilleure issue. Garder Vincent, oui. Ressusciter sans filtre l’un des plus gros ratés de Final Fantasy 7, beaucoup moins.