Le juge a exprimé que le procès était une tentative de "punir" l'organisation pour une recherche peu flatteuse. Utilisant un langage plus naturel, cela pourrait se traduire par : "Le juge a déclaré que ce procès visait à 'sanctionner' l'organisation suite à une étude qui ne la mettait pas en valeur. Et vous, que pensez-vous de cette situation ?"
- Un juge a rejeté une plainte de X contre le CCDH.
- X accusait le CCDH de nuire à son business publicitaire.
- Le juge évoque une tentative de « punir » le CCDH pour ses critiques.
- X envisage de faire appel de la décision.
Un coup d’arrêt pour X
Dans un récent verdict, un juge a écarté la plainte de X à l’encontre du Center for Countering Digital Hate (CCDH), un organisme à but non lucratif qui se consacre à l’étude de la haine en ligne. X reprochait à ce dernier de ternir son image et son business publicitaire.
Un conflit autour de la liberté d’expression
X accusait le CCDH de mener une « campagne de peur » visant à nuire à son activité publicitaire. Le CCDH avait en effet publié des recherches affirmant que X ne prenait pas suffisamment de mesures contre les discours de haine sur sa plateforme, et dans certains cas, favorisait même ces contenus. Mais selon le juge fédéral Charles Breyer, cette affaire n’est autre qu’une tentative de « punir » le CCDH pour avoir publié ces recherches peu flatteuses.
Une tentative de répression critiquée
Dans son jugement, le juge Breyer a déclaré : « Il est clair pour le tribunal que si X Corp. a effectivement été motivé pour dépenser de l’argent en réponse au ‘scraping’ du CCDH en 2023, ce n’était pas à cause du mal que ce ‘scraping’ causait à la plateforme X, mais à cause du mal qu’il causait à l’image de X Corp. ». Il poursuit en affirmant que la motivation de X dans cette affaire est évidente : punir le CCDH pour ses publications critiques et peut-être dissuader d’autres entités de le critiquer.
Une suite à venir
X, de son côté, a annoncé son intention de faire appel de la décision.
L’avis de la rédaction
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la liberté d’expression et la responsabilité des entreprises de médias sociaux. Il est crucial que des organisations indépendantes comme le CCDH puissent continuer à tenir ces géants technologiques responsables de leurs actions sans craindre des représailles juridiques.