Il y a 15 ans, ce western signait l’un des échecs majeurs de DC au cinéma

Image d'illustration. Affiche du film Jonah HexJonah Hex
Il y a quinze ans, un film de western inspiré de l’univers DC sortait sur les écrans, suscitant de grandes attentes. Pourtant, le long-métrage s’est rapidement imposé comme l’un des plus gros échecs cinématographiques du studio.
Tl;dr
- Échec retentissant pour le film Jonah Hex en 2010.
- Casting prestigieux, mais production chaotique et marketing tardif.
- Considéré comme l’un des plus grands flops DC Comics.
Un échec cuisant au box-office
En matière d’adaptations de comics, rares sont les ratés aussi mémorables que celui de Jonah Hex. Sorti en 2010, ce western fantastique avait pourtant tout d’un projet ambitieux : un budget conséquent de 47 millions de dollars, la présence remarquée de Josh Brolin, encore auréolé du succès de No Country for Old Men, et une distribution comprenant également Megan Fox, alors l’une des actrices les plus en vue après les films Transformers.
Pourtant, malgré cet alignement apparent des astres, la machine s’est grippée. D’abord, le projet change de mains : aux commandes initiales, les réalisateurs cultes Mark Neveldine et Brian Taylor, remplacés en cours de route par Jimmy Hayward. Résultat : un tournage agité, marqué par des reshoots massifs et une vision créative brouillée. Puis survient un lancement marketing tardif : la promotion ne démarre que sept semaines avant la sortie, signe évident du manque de confiance du studio Warner Bros..
L’accueil public : entre indifférence et rejet
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. À sa sortie aux États-Unis, le film ne récolte que 5,37 millions de dollars lors de son premier week-end, malgré une diffusion dans plus de 2800 salles. Il s’agit alors du dixième pire démarrage pour un film lancé à si grande échelle – dépassant même des « classiques » tels que Supergirl ou encore Superman IV: The Quest for Peace. Son score global s’arrêtera à un modeste 11 millions au box-office mondial, très loin d’équilibrer son budget.
Du côté du public, l’indifférence vire rapidement à la défiance. Un C+ attribué par CinemaScore reflète un bouche-à-oreille délétère pour cette superproduction classée PG-13, qui peine à retenir l’attention plus d’un week-end.
L’analyse d’un naufrage annoncé
Si certains tentent d’expliquer ce revers par l’impopularité relative des westerns ou le choix d’un personnage obscur issu du catalogue DC Comics, le mal paraît plus profond. Dès ses premières images, Jonah Hex souffre d’une réputation désastreuse. On retrouve ici tous les ingrédients d’un flop annoncé : script maladroit, identité visuelle hésitante et absence totale d’élan populaire.
Pour mémoire – et pour relativiser certains récents fiascos du genre super-héroïque –, rappelons que même les échecs récents tels que The Flash, ou encore The Marvels, n’atteignent pas ce niveau abyssal.
Anecdotes et perspective actuelle
Aujourd’hui encore, difficile d’imaginer qu’un film estampillé DC Comics puisse tomber aussi bas au regard de l’inflation des billets et de la popularité actuelle du genre.
Fait notable : même l’échec notoire de Catwoman, sorti six ans plus tôt, avait triplé le score initial de ce western maudit. Ceux qui voudraient se faire leur propre avis peuvent désormais retrouver « Jonah Hex » en streaming sur Hulu ou The Roku Channel.
