Hyrule Warriors : l’autre visage de The Legend of Zelda

Hyrule Warriors
Image d'illustration. Hyrule Warriors — Omega Force / PR-ADN

Dix ans après ses débuts, Hyrule Warriors reste un ovni dans Zelda. À contre-courant de la série, il a pourtant trouvé son public.

En bref

  • Hyrule Warriors prend la formule Zelda à contre-pied avec des combats frénétiques.
  • Son bestiaire et son gameplay s’éloignent de la série principale, mais le plaisir reste intact.
  • Hyrule Warriors s’impose comme un spin-off assumé, débridé et toujours aussi plaisant.

Il y a des jeux qu’on respecte, et d’autres qu’on lance avec un sourire un peu coupable. Hyrule Warriors, c’est exactement ça. Plus de dix ans après sa sortie, ce spin-off reste un cas à part, presque une contradiction ambulante dans l’histoire de The Legend of Zelda.

Un spin-off qui prend Zelda à rebours

Le cœur de The Legend of Zelda, ce n’est pas juste l’épée, les donjons ou les boss. C’est l’exploration, l’idée d’un monde qu’on apprivoise, de trésors cachés, de rencontres imprévues, d’une aventure qui respire. Que l’on parle de la Nintendo Entertainment System (NES), de la Nintendo 64 ou des versions HD plus récentes, la série a toujours penché vers l’action-aventure, avec l’aventure en premier.

Hyrule Warriors fait l’inverse. Normal, quelque part, puisque le jeu a été développé par Omega Force et Team Ninja comme une réponse façon Nintendo à Dynasty Warriors. Ici, on ne découvre pas un monde, on nettoie des cartes à coups d’attaques massives. Des vagues d’ennemis arrivent, encore et encore. Spectaculaire, oui. Très Zelda, pas vraiment.

Le vrai point de friction, ce n’est pas le fan service

Le problème ne vient pas des clins d’œil. Il vient du game design. Les combats de la série principale reposent d’habitude sur un rythme précis, des ennemis lisibles, une vraie personnalité dans le bestiaire. Là, la logique de masse écrase tout. Les soldats servent surtout à être balayés.

Et il y a un autre détail, moins visible, mais important. Link fonctionne souvent comme une page presque blanche, un avatar dans lequel le joueur projette sa propre aventure. Hyrule Warriors, lui, mise sur une galerie de personnages jouables aux styles différents. C’est fun, clairement, mais ça éloigne encore le jeu de l’identité classique de Zelda.

Pourquoi ça marche quand même auprès des fans ?

Mais bon, il faut être honnête. Hyrule Warriors a du charme.

Parce qu’il agit comme une lettre d’amour à toute la franchise. Les décors cachent des easter eggs, les références s’accumulent, et revoir d’anciens boss sans casser l’impact de leurs défaites originales, ça touche juste. Le personnage de Cia apporte même un angle distinct sur les cycles de vie, de mort et de renaissance qui traversent l’univers.

Puis il y a le plaisir brut. Jouer Midna, foncer dans des hordes avec Ganondorf, sentir ce côté power fantasy un peu absurde, ça marche quand même pas mal. Ce n’est pas la sensation Zelda, c’est autre chose. Mais cet autre chose est franchement efficace.

Une sous-série qui a trouvé sa place hors canon

Les suites l’ont bien compris. Age of Calamity et Age of Imprisonment profitent justement de leurs liens souples avec le canon pour créer de nouveaux cadres et jouer avec des favoris plus récents des fans.

Leurs histoires n’ont pas le poids des épisodes principaux. Elles sont plus étranges, plus débridées, parfois un peu bancales. Et c’est sans doute pour ça que cette sous-série tient encore debout. Pas comme vrai Zelda, non. Comme un grand spectacle parallèle, bardé de fan service, qui gratte une autre envie de joueur. Résultat, un ovni. Mais un ovni qu’on relance volontiers.

CodexZéro

Spécialiste Pop Culture

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Hyrule Warriors Jeux Vidéo Nintendo The Legend Of Zelda

Lisez trackr.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources