GameStop n’a jamais autant gagné d’argent en s’éloignant des jeux vidéo

GameStop
Image d'illustration. GameStop — GameStop / PR-ADN

GameStop signe un trimestre record avec environ 147 millions d’euros de bénéfice opérationnel. Le twist, c’est que les jeux vidéo ne tirent plus vraiment la machine.

En bref

  • GameStop retrouve une forte rentabilité, avec son deuxième meilleur trimestre historique en bénéfice opérationnel.
  • Les produits dérivés et collectibles deviennent le moteur de GameStop, tandis que les revenus du jeu vidéo chutent fortement.
  • GameStop semble donc mieux préparé au déclin du jeu physique, en se détachant progressivement de son activité historique.

Le plus frappant dans les derniers chiffres de GameStop, ce n’est pas qu’ils soient bons. C’est pourquoi ils le sont. L’enseigne américaine qui a bâti son nom sur le jeu vidéo gagne aujourd’hui davantage d’argent en s’éloignant de ce cœur de métier. Pour un symbole du retail gaming, le message est assez brutal.

Un record qui change le récit autour de GameStop

Après des années agitées, entre fermeture de magasins aux États-Unis et jackpot boursier lié à son statut d’action « mème » en 2021, GameStop publie un trimestre qui casse l’image d’un groupe en survie. Sur son deuxième trimestre fiscal, l’entreprise a dégagé un peu plus de 160 millions de dollars de bénéfice opérationnel.

Ce total représente le deuxième meilleur trimestre de toute son histoire sur cet indicateur. Pas mal de groupes aimeraient signer ce genre de rebond. Et pour GameStop, ça valide surtout un pivot que beaucoup regardaient avec scepticisme.

Les figurines, cartes et produits dérivés prennent le pouvoir

Le moteur principal n’est plus le jeu. Ce sont les collectibles, qui ont généré 45% des revenus du trimestre. En gros, tout ce qui remplit les rayons depuis quelques années, jouets, statues, cartes à collectionner et autres produits dérivés, devient le vrai centre de gravité du business.

Ce n’est pas un détail de merchandising. C’est un basculement stratégique. GameStop ne vend plus seulement une culture du jeu, il vend de la franchise, de l’objet, de la collection. Et, clairement, ça rapporte.

Le jeu vidéo reste là, mais la chute est brutale

Les jeux vidéo restent la deuxième source de revenus de GameStop. Sauf que la comparaison annuelle pique. Par rapport au deuxième trimestre de l’exercice précédent, les recettes sur ce segment ont baissé de plus de 200 millions de dollars.

La comparaison n’est pas totalement neutre, puisqu’elle suit une période marquée par le lancement de la Switch 2. Donc oui, l’effet console gonfle mécaniquement la base de comparaison. Mais le fond du dossier ne change pas. Le business s’éloigne, trimestre après trimestre, de ce qui a rendu l’enseigne incontournable.

Pourquoi ce virage pèse dans la bataille du physique ?

Le timing est rude pour ceux qui espèrent encore sauver le jeu physique. Après l’annonce de Sony sur l’arrêt de la production de disques physiques pour les jeux PlayStation à partir de janvier 2028, une partie des fans regardait vers des distributeurs comme GameStop pour mettre la pression.

Sauf que si GameStop se porte très bien pendant que les ventes de jeux physiques reculent, l’incitation à mener ce combat devient forcément plus faible. Vu d’un boardroom, le signal est limpide. Si PlayStation, Xbox et Nintendo avancent vers un avenir tout numérique, l’enseigne semble aujourd’hui bien plus armée pour encaisser le choc qu’on ne l’imaginait.

CodexZéro

Spécialiste Pop Culture

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
GameStop Jeux Vidéo

Lisez trackr.fr en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources