Battlefield 6 veut renouer avec l’adrénaline du solo

Image d'illustration. Battlefield 6Electronic Arts / PR-ADN
Entre tactique d’escouade et destruction massive, la campagne solo de Battlefield 6 s'annonce comme un retour aux fondamentaux.
Tl;dr
- Battlefield 6 promet une campagne explosive et rythmée, malgré les rumeurs d’un développement chaotique.
- Le FPS d’Electronic Arts devrait miser sur un retour aux bases tactiques, avec une intrigue linéaire, une escouade polyvalente et des affrontements destructibles.
- Une aventure annoncée comme courte mais intense, qui offrira du spectacle militaire, même si l’IA risque de diviser.
L’expérience explosive attendue des fans
Si l’on en croit les rumeurs ayant circulé ces derniers mois, la campagne solo de Battlefield 6 aurait longtemps navigué en eaux troubles. Certains bruits de couloir, relayés par ARS Technica, évoquaient même une sortie précipitée avec des niveaux inachevés livrés après le lancement. Or, après avoir pu tester plusieurs missions réparties à différents moments du jeu, difficile de nier une évolution bien plus rassurante. Oui, tout n’est pas parfait, mais l’ensemble s’avère solide et offre une aventure explosive, à la hauteur des attentes pour un blockbuster militaire.
Un retour aux fondamentaux tactiques
Dans cette nouvelle itération prévue pour le 10 octobre 2025 sur PS5, Xbox Series X|S et PC, la recette change subtilement : adieu les récits éclatés façon « War Stories », retour à une structure linéaire à la Battlefield 3. L’intrigue propulse le joueur en 2027, alors que l’OTAN vacille sous les coups d’une société militaire privée nommée Pax Armata. Aux commandes de Dagger 1-3, escouade de Marines polyvalents (Assaut, Ingénieur, Soutien, Recon), on alterne non seulement les profils mais aussi les gadgets et tactiques qui s’y rattachent.
Ceux qui apprécient les campagnes intenses façon Call of Duty: Modern Warfare de 2019 ne seront pas dépaysés. Les affrontements se veulent nerveux et immersifs ; chaque mur peut voler en éclats grâce au moteur de destruction propre à la série. Parfois, l’environnement se retourne contre vous : prendre position derrière une cloison n’offre aucune garantie de sécurité durable.
Mécaniques coopératives et faiblesses techniques
L’expérience ne se limite pas au tir instinctif. Un système d’ordres contextuels permet d’utiliser intelligemment ses coéquipiers : RPG sur cible précise, grenades fumigènes ou encore repérage d’ennemis donnent à chaque séquence un parfum de stratégie supplémentaire. Voici quelques exemples d’actions possibles durant une mission :
- Lancer une grenade fumigène pour se replier sous pression.
- Ordonner un tir concentré sur une menace particulière.
- Sauver un allié blessé avant qu’il ne soit hors-jeu.
Toutefois, impossible de passer sous silence la faiblesse persistante de l’IA. Tantôt trop passive ou maladroite – comme ce tank qui manque de se renverser ou ces alliés hésitants face à l’ennemi –, elle rompt parfois l’immersion lors des phases tendues.
Bref mais percutant : un choix assumé ?
Avec seulement neuf missions annoncées et des sessions avoisinant chacune la demi-heure, on oscille autour des cinq à six heures de jeu pour le mode histoire. Une durée que certains jugeront courte ; pourtant l’intensité constante – entre explosions grandioses et séquences spectaculaires comme l’assaut d’un train dans New York – limite toute sensation d’essoufflement.
En somme, si les amateurs de campagnes profondes pourraient rester sur leur faim côté durée ou écriture subtile (difficile d’en juger sur un aperçu fragmenté), ce nouvel opus de la franchise Battlefield semble renouer avec le sens du spectacle propre à la licence tout en offrant sa dose d’adrénaline et d’innovation tactique.
