Une page de l’histoire du RPG narratif se tourne avec la mort de BioWare

BioWare
Image d'illustration. BioWare — BioWare / PR-ADN

La fermeture de BioWare enterre aussi le prochain Mass Effect. Au-delà de la nostalgie, c’est une certaine idée du RPG narratif qui disparaît.

En bref

  • BioWare ferme officiellement ses portes.
  • Le studio a révolutionné le RPG narratif avec ses univers et ses personnages.
  • Entre échecs récents et perte d’identité, sa chute met fin à une époque.

Le plus brutal, ici, ce n’est même pas la nostalgie. C’est qu’avec la fermeture de BioWare, c’est aussi le prochain Mass Effect qui s’évapore. Un studio historique qui s’arrête, un projet majeur qui saute, et tout un morceau de l’histoire du RPG narratif qui prend fin d’un coup.

La fin d’un studio, et d’un futur qui n’arrivera pas

Selon le communiqué de presse, l’éditeur américain Electronic Arts a fermé les portes de BioWare. Pas seulement un changement de cap, pas une énième restructuration qu’on habille avec des mots creux. Une fermeture, et avec elle l’idée qu’un retour en grâce restait possible.

Le point qui fait mal, clairement, c’est la disparition du prochain Mass Effect. Pendant des années, pas mal de joueurs ont continué d’y croire, en se disant que le studio pouvait encore retrouver l’étincelle. Cette porte-là est désormais fermée.

Pourquoi BioWare comptait autant pour les joueurs ?

Si BioWare a autant marqué, ce n’est pas juste parce que le studio signait de gros univers. C’est parce que ses jeux rendaient ces univers intimes. Dans Star Wars: Knights of the Old Republic, Mass Effect ou Dragon Age, on ne suivait pas seulement une quête. On s’attachait aux gens qui l’accompagnaient.

Le texte insiste sur ce point, et il a raison. La vraie force de BioWare, c’était de donner du poids aux choix, de faire exister des personnages qu’on avait envie de retrouver après une mission, et de faire durer ces émotions bien après le générique. Aujourd’hui encore, beaucoup de RPG sont excellents. Mais cette alchimie précise, ce mélange entre grand spectacle et lien personnel, peu de studios l’ont reproduit avec la même constance.

Une chute qui durait depuis des années

Bon, cette fin n’arrive pas de nulle part. Le texte décrit un studio qui se vidait lentement de ses talents, pendant que son identité devenait de plus en plus floue. Le nom BioWare restait, mais ce qu’il promettait autrefois se fissurait.

Anthem sert d’exemple le plus net, avec une production décrite comme chaotique et un résultat loin des attentes. Puis Dragon Age: The Veilguard est arrivé avec tout le poids de l’héritage du studio sur les épaules. Et visiblement, ça n’a pas suffi à relancer la machine.

Le RPG survivra, pas la place unique de BioWare

Le genre, lui, continuera. D’autres studios livrent déjà de très grands RPG, et les joueurs trouveront d’autres mondes, d’autres équipes, d’autres compagnons à aimer.

Mais ce que l’on perd ici n’est pas interchangeable. Vous pouvez relancer les anciens BioWare quand vous voulez, oui. Ce que vous ne retrouverez pas, c’est ce mélange très particulier entre une époque, un studio, et la façon dont il a appris à toute une génération à aimer les jeux de rôle. Et ça, quand même, c’est une sacrée disparition.

CodexZéro

Spécialiste Pop Culture

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