La série dérivée centrée sur le personnage de Stuart, tirée de The Big Bang Theory, s’apprête à surprendre les fans en explorant une nouvelle orientation narrative pour la franchise, promettant un ton et des thématiques inédites dans cet univers comique populaire.
Tl;dr
- Un nouveau spin-off de The Big Bang Theory en préparation.
- Le héros sera Stuart Bloom, propriétaire du magasin de BD.
- Sitcom ambitieuse, pleine d’effets spéciaux et références geek.
Un univers en expansion
À peine la poussière retombée sur le final de Young Sheldon, la galaxie télévisuelle de The Big Bang Theory s’apprête déjà à s’enrichir d’un nouveau satellite. Cette fois, c’est au tour de Stuart Bloom, incarné par Kevin Sussman, de prendre la lumière dans une série annoncée sous le titre évocateur : « Stuart Fails to Save the Universe ».
Si ce projet n’a pas encore reçu officiellement le feu vert de HBO Max, plusieurs sources – dont Variety – affirment que la commande ne serait plus qu’une formalité.
L’émergence d’un antihéros inattendu
Difficile d’imaginer, il y a quelques années, le discret propriétaire du magasin de comics mener sa propre sitcom. Certes, son personnage était régulièrement sollicité pour des ressorts comiques secondaires dans la série-mère – on se souvient notamment des scènes où il prenait soin de la mère d’Howard Wolowitz.
Pourtant, alors que les spin-offs prolifèrent et que l’appétit des fans ne semble pas faiblir, Chuck Lorre, créateur incontournable du show, semble prêt à s’aventurer vers l’inédit : confier les rênes à un antihéros attachant mais souvent maladroit.
Sitcom geek sous stéroïdes techniques
Lors du dernier Banff World Media Festival, Lorre a donné le ton : cette nouvelle série promet d’intégrer massivement des effets spéciaux et une imagerie empruntée à la science-fiction ou à l’heroic fantasy. À ses côtés pour cette aventure hors normes : son complice historique Bill Prady, épaulé par le scénariste aguerri Zak Penn, connu pour ses travaux sur « X-Men: The Last Stand » ou encore « Ready Player One ». Plus habitué aux dialogues sur canapé qu’aux séquences bourrées de CGI, Lorre confesse avec humour et un brin d’appréhension : « C’est totalement nouveau pour moi… Peut-être que j’apprendrai sur le tas ! »
Les connaisseurs noteront aussi un clin d’œil piquant : malgré sa méconnaissance (voire son désintérêt) affichée pour les comics, Lorre n’hésite pas à titiller les gardiens de licences sacrées. Ainsi lors d’un échange musclé avec ses scénaristes autour du mythique Green Lantern : « Même quand j’avais dix ans, je trouvais ça ridicule ! »
Nouveaux horizons pour Kevin Sussman
Pour l’acteur principal, c’est une occasion rare de s’affranchir du statut de second rôle. Certains cinéphiles se rappellent ses performances marquantes dans « Wet Hot American Summer », mais ce projet pourrait bien transformer son image durablement.
Reste maintenant à voir si ce nouvel ovni saura séduire un public déjà conquis par l’univers déjanté de Pasadena… et si Stuart parviendra (ou non) à sauver quoi que ce soit.