Ridley Scott a refusé de réaliser Terminator 3

Image d'illustration. TerminatorC-2 Pictures / PR-ADN
Terminator 3 aurait pu être réalisé par Ridley Scott, mais il a décliné une offre record.
Tl;dr
- Ridley Scott avait été approché pour réaliser Terminator 3 avec un cachet de 20 millions de dollars.
- Ce choix aurait inversé les rôles entre lui et James Cameron dans leurs univers SF respectifs.
- Il a refusé, convaincu qu’il privilégierait une approche plus sombre et réaliste du mythe.
Une offre spectaculaire pour Ridley Scott
Après avoir marqué le cinéma avec des œuvres telles que Blade Runner ou Alien, Ridley Scott s’est vu proposer l’un des cachets les plus impressionnants de sa carrière. À l’aube des années 2000, tout juste auréolé du succès retentissant de Gladiator puis de la sortie de Hannibal, il s’apprête à livrer Black Hawk Down. C’est précisément à ce moment que la production de Terminator 3: Le Soulèvement des machines, orpheline de son créateur James Cameron, approche le cinéaste britannique.
L’enjeu est de taille : pour reprendre le flambeau, on lui propose pas moins de 20 millions de dollars, soit l’équivalent du salaire promis à Arnold Schwarzenegger. L’intéressé confie même au The Guardian : « On m’a dit : « Demande ce qu’Arnie touche ». Je tente ma chance. J’annonce : « Je veux ce qu’Arnie a ». Quand ils acceptent, je me dis : « Mince alors ». Mais je n’ai pas pu accepter. »
Un clin d’œil pour les fans de SF
Si cette proposition avait abouti, Hollywood aurait assisté à un curieux jeu de miroirs : après que James Cameron ait magnifié la saga initiée par Ridley Scott avec Aliens, c’est ce dernier qui aurait façonné la suite d’un univers bâti par James Cameron. Il y a là une forme d’ironie et un clin d’œil aux passionnés du genre science-fiction. Deux réalisateurs phares, deux approches singulières et, potentiellement, deux franchises majeures remodelées par ce dialogue à distance.
Un film différent en perspective ?
Nombreux sont ceux qui s’interrogent encore sur ce qu’aurait pu être un Terminator 3 signé Ridley Scott. La version réalisée par Jonathan Mostow, si elle n’a pas démérité au box-office, souffre pourtant d’une certaine fadeur, sans retrouver l’audace ou la profondeur qui firent le sel des deux premiers volets signés James Cameron. Ridley Scott lui-même ne cache pas son manque d’intérêt pour ce type de blockbuster : « C’est comme tourner un James Bond. Le cœur d’un Bond, c’est l’amusement et le kitsch. Terminator est une pure bande dessinée. »
Dans ses propos transparait une conviction forte : il aurait privilégié une lecture bien plus réaliste et sombre du mythe robotique, quitte à déconcerter les amateurs d’action pure. Voici donc en somme ce qu’aurait pu apporter Ridley Scott à la franchise, si la tentation du spectaculaire n’avait pas trouvé chez lui un cinéaste fidèle à ses principes… et résolument intransigeant sur ses choix artistiques.
