Rematch face à la montée de la triche et de la toxicité

Image d'illustration. Rematch
Image d'illustration. Rematch — Sloclap

Les joueurs de Rematch coupables de triche ou de comportements toxiques risquent désormais des sanctions sévères, incluant des bannissements prolongés et d’autres mesures disciplinaires.

Tl;dr

  • Rematch fait face à une montée des plaintes des joueurs concernant la triche, le griefing et la toxicité qui perturbent les parties.
  • Sloclap annonce une politique stricte de sanctions graduées pour lutter contre ces comportements, avec des bannissements allant jusqu’à l’exclusion définitive.
  • Malgré ces efforts, le signalement des tricheurs reste complexe et la communauté attend des outils intégrés et une meilleure modération.

Un climat tendu autour de la triche dans Rematch

Les joueurs de Rematch, le jeu de football compétitif 5v5 à la troisième personne développé par le studio parisien Sloclap, ne cachent plus leur frustration. Sur les forums spécialisés, les plaintes fusent : « Est-ce que d’autres personnes ont aussi l’impression d’avoir perdu leur argent dans ce jeu ? J’ai croisé des speed hackers dans cinq matchs sur cinq…  », déplore un utilisateur. Une ambiance alourdie par la multiplication des comportements abusifs, des hacks subtils qui déstabilisent les parties, jusqu’à des versions crackées circulant sur Xbox.

Vers une politique de tolérance zéro

Face à cette escalade de la triche, du griefing et de la toxicité, l’équipe de développement a décidé de réagir fermement. Dans un billet publié le 3 juillet 2025, elle promet un tour de vis inédit concernant les sanctions : désormais, toute infraction fera l’objet de mesures précises et graduées selon la gravité ou la récidive.

Ainsi, voici comment se répartissent désormais les sanctions :

  • Griefing – Perturber volontairement une partie en aidant l’adversaire : exclusion temporaire de 3 jours.
  • Toxicité – Insultes, menaces ou harcèlement répété : bannissement entre 3 et 7 jours selon les faits.
  • Triche et hacking – Utilisation de logiciels illicites ou hacks : bannissement indéfini, sans préavis possible.

Des outils encore imparfaits… mais en cours d’amélioration

Pourtant, tout n’est pas réglé : aujourd’hui encore, il faut passer par le serveur Discord officiel pour signaler un joueur indélicat. Cela implique d’ouvrir un ticket en fournissant le profil (et non seulement le pseudo), la plateforme concernée et si possible des preuves tangibles comme des captures vidéo. Un système peu intuitif, alors même que beaucoup réclament une fonction intégrée directement dans le jeu — promesse qui devrait être tenue « prochainement ».

Au-delà des signalements communautaires, une équipe interne de modération scrute déjà les parties afin d’intervenir plus rapidement. Mais nombreux sont ceux qui espèrent que l’annonce d’une première grande mise à jour saura enfin endiguer ces dérives chroniques.

L’espoir d’un terrain plus sain

Alors que l’ombre du doute plane sur l’efficacité des dispositifs actuels — certains utilisateurs dénoncent leur inefficacité face aux « tricheurs discrets » —, il semble qu’un changement d’attitude s’imposait pour restaurer la confiance. Reste à voir si ces nouvelles règles suffiront à apaiser une communauté déjà échaudée par les abus à répétition…