Pionnier de la musique IA claque la porte suite à un désaccord sur l’utilisation équitable des œuvres protégées
Ed Newton-Rex n'est pas en accord avec l'approche de l'entreprise qui considère que le matériel sous copyright peut être utilisé librement pour entraîner les modèles d'IA. Pensez-vous que cette utilisation entre dans le cadre d'une utilisation équitable ?
Ed Newton-Rex quitte Stability AI
Une nouvelle fronde secoue l’industrie de l’Intelligence Artificielle (IA). Ed Newton-Rex, vice-président de l’audio chez Stability AI, a récemment démissionné, mettant en lumière une question épineuse : celle de l’accès de l’IA à du matériel protégé par le droit d’auteur.
Un désaccord sur l’utilisation équitable
Les entreprises d’IA ont traditionnellement défendu le principe du « fair use », qui permet d’utiliser des contenus protégés par le droit d’auteur pour entraîner leurs modèles sans demander l’autorisation ou fournir de compensation. Cependant, Newton-Rex a pris ses distances avec cette approche. Dans sa lettre publique de démission, il a exprimé son désaccord avec la récente soumission de Stability AI au Bureau des droits d’auteur des États-Unis, qui voulait que le développement de l’IA soit considéré comme du « fair use ».
Les implications pour le marché de la musique
Pour Newton-Rex, l’utilisation de matériel protégé par le droit d’auteur pour entraîner des modèles d’IA peut avoir des conséquences négatives sur le potentiel du marché de l’œuvre originale. Il a expliqué : « …l’effet de l’utilisation sur le marché potentiel ou la valeur de l’œuvre protégée par le droit d’auteur… » est un élément à prendre en compte pour déterminer si l’acte de copie est une utilisation équitable.
Un débat plus large sur la protection des œuvres produites par l’IA
Ironiquement, une tentative pour protéger les œuvres produites par l’IA s’est heurtée à un mur. En août, un juge a maintenu la décision du Bureau des droits d’auteur des États-Unis selon laquelle l’art généré par l’IA ne peut être protégé par le droit d’auteur, affirmant que « la paternité humaine est une exigence fondamentale du droit d’auteur ».
L’avis de la rédaction
Le départ de Newton-Rex souligne une fracture croissante dans le domaine de l’IA. La question de l’utilisation équitable pourrait bien devenir le prochain grand champ de bataille juridique. Il est impératif que les régulateurs et les entreprises d’IA trouvent un équilibre entre l’innovation technologique et la protection des créateurs. L’avenir de la musique pourrait en dépendre.
