Meta : Un porte-parole condamné à six ans de prison par un tribunal russe en son absence
Selon Reuters, Andy Stone a été reconnu coupable pour avoir défendu publiquement le terrorisme. Est-ce qu'il y a plus d'informations sur ce qu'il a fait exactement ?
- Andy Stone, porte-parole de Meta, a été condamné par contumace à six ans de prison par un tribunal militaire russe.
- La condamnation est pour la « défense publique du terrorisme », suite à l’assouplissement de certaines restrictions sur les plates-formes de Meta.
- Stone n’est pas susceptible d’être emprisonné, à moins qu’il ne se rende en Russie ou dans un pays ayant un traité d’extradition avec celle-ci.
- La Russie a qualifié Meta d’organisation extrémiste et a bloqué l’accès à Facebook et Instagram.
Condamnation en Russie du porte-parole de Meta
Dans un tournant surprenant, un tribunal militaire russe a condamné par contumace Andy Stone, porte-parole de Meta, à six ans de prison pour avoir « défendu publiquement le terrorisme », selon les informations rapportées par Reuters.
Accusations de promotion d’activités terroristes
La condamnation fait suite à la mise sur liste de personnes recherchées par les autorités russes de Stone, quelques mois plus tôt, et à l’ouverture d’une enquête criminelle à son encontre. En février dernier, un mandat d’arrêt a été émis par un tribunal de Moscou, sur la base de plusieurs chefs d’accusation liés au terrorisme, notamment la « promotion d’activités terroristes, les appels publics à des activités terroristes, la justification publique du terrorisme ou la propagande du terrorisme et les appels publics à des activités extrémistes ».
Le rôle de Meta dans l’incitation à l’extrémisme
Ces accusations sont survenues après que le comité d’enquête russe a ouvert une enquête sur Meta en mars 2022. Il a été allégué que Stone avait incité à l’activité extrémiste après avoir levé une interdiction sur les appels à la violence contre l’armée russe sur les plates-formes de Meta. Stone avait déclaré que Meta autoriserait « temporairement » certains messages qui auraient précédemment été supprimés pour incitation à la violence, tout en précisant que la société continuerait d’interdire les “appels crédibles à la violence contre les civils russes”.
La probabilité d’une incarcération
Cependant, il semble peu probable que Stone purge réellement sa peine en Russie, à moins qu’il ne se rende dans ce pays ou dans un pays ayant un traité d’extradition avec la Russie. Il n’est pas rare qu’une personne soit accusée ou condamnée dans un autre pays sans jamais avoir à faire face à ces conséquences.
L’avis de la rédaction
Il est clair que la tension entre la Russie et les géants des médias sociaux atteint des sommets inédits. Cette affaire soulève des questions cruciales sur la liberté d’expression et le rôle des plateformes numériques dans la propagation de la violence. Au-delà de l’aspect juridique, c’est un débat sociétal majeur qui s’ouvre.
