Evie, la nouvelle héroïne qui bouscule la licence Stellar Blade

Stellar Blade: Blood Rain
Image d'illustration. Stellar Blade: Blood Rain — Shift Up / PR-ADN

Shift Up a dévoilé Evie, nouvelle tête de Stellar Blade: Blood Rain. Un choix qui change le combat, et peut aussi corriger le vrai point faible du premier jeu.

  • La suite de Stellar Blade poursuit son histoire mais remplace Eve par une nouvelle héroïne, Evie, pensée comme un vrai changement de direction et pas une simple copie.
  • Le gameplay évolue vers un combat plus rapproché et brutal, basé davantage sur le corps-à-corps et une action plus agressive.
  • Si les premières réactions sont globalement positives, une polémique existe autour du design, et Shift-Up mise surtout sur une écriture plus forte pour faire d’Evie un personnage vraiment marquant.

Remplacer une héroïne qui a porté l’image d’un jeu entier, ce n’est pas un petit ajustement marketing. C’est exactement ce que tente Shift Up avec Stellar Blade: Blood Rain, la suite de Stellar Blade, en mettant Evie au centre à la place de Eve.

Le choix compte, parce que Eve était devenue le visage instantanément reconnaissable de la licence. Le premier jeu avait aussi marqué avec son monde post-apocalyptique, ses visuels très propres et ses combats nerveux, souvent rapprochés de NieR: Automata et d’autres action-RPG très aimés. Mais une franchise ne grandit vraiment que quand elle ose bouger ses propres repères. Là, Shift Up tente clairement ça.

Un pari rare pour une suite

Le premier trailer de Stellar Blade: Blood Rain confirme que l’histoire continue après le premier jeu, mais sans reprendre Eve comme personnage jouable principal. À la place, le studio sud-coréen introduit Evie, et la greffe a visiblement pris très vite auprès d’une partie du public.

Ce n’est pas juste un remplacement cosmétique. La bande-annonce présente une héroïne avec une présence plus frontale, plus assurée, qui ne donne pas l’impression d’être une copie de la précédente. Pour une suite, c’est plutôt malin. Refaire exactement la même chose, on connaît la chanson.

Un gameplay plus brutal

Là où Eve reposait surtout sur l’épée, Evie semble miser bien davantage sur le corps-à-corps. Le trailer la montre enchaînant coups de poing et attaques à courte portée contre des créatures monstrueuses, avec un rendu plus agressif et plus rapide.

Forcément, ça change la lecture du jeu. L’action paraît plus proche, plus physique, presque comme si Stellar Blade flirtait un peu avec l’énergie d’un jeu de baston. La comparaison avec Tifa dans Final Fantasy 7 vient assez naturellement en regardant ses animations. Et si le jeu final pousse vraiment cette identité, Blood Rain pourrait éviter le piège de la simple redite.

Une réception déjà forte, mais pas sans polémique

Les premières réactions autour d’Evie ont été très positives. Son design a beaucoup circulé depuis la diffusion du trailer, et sa prestation vocale a aussi été bien accueillie. Bon, tout n’est pas rose non plus.

Une partie des discussions en ligne s’est concentrée sur son apparence plus jeune et sur sa tenue, jugée par certains inappropriée. Face à la polémique, Shift Up a répondu avoir choisi volontairement un design plus jeune et plus petit, tout en assurant qu’Evie avait un âge approprié. Le studio sud-coréen a même insisté sur le fait qu’elle aurait des tenues plus attirantes que Eve dans le premier jeu.

Le vrai test sera l’écriture

Le point vraiment intéressant est ailleurs. Shift Up a expliqué vouloir rendre Evie aimée pour autre chose que son apparence, avec un accent mis sur le développement du personnage et la connexion émotionnelle avec les joueurs.

Et ça, clairement, c’est le nerf de la guerre. Le premier Stellar Blade convainquait surtout par son combat et son univers, moins par son récit et sa progression de personnage. Le studio dit vouloir faire mieux sur ce terrain tout en continuant à étendre l’univers déjà posé. Si cette promesse tient, Evie ne sera pas juste la nouvelle héroïne de service. Elle pourrait devenir le vrai moteur d’une licence qui cherche enfin à passer un cap.