Netflix, Hulu et Max ont récemment dévoilé des politiques similaires. Ces plateformes de streaming ont donc pris des décisions communes, ce qui est assez inhabituel dans cette industrie. Qu'est-ce qui pourrait donc pousser ces géants du streaming à s'aligner sur les mêmes politiques ?
- Disney+ prévoit de restreindre le partage de mots de passe cet été.
- La même mesure a été appliquée pour les abonnés canadiens l’automne dernier.
- Disney+ coûte actuellement 8$ par mois avec publicité, et 14$ sans publicité.
- Les autres plateformes de streaming commencent également à restreindre le partage de mots de passe.
Disney+ s’attaque au partage de mots de passe
Il sera bientôt temps de dire au revoir au compte Disney+ de la tante de votre meilleur ami. Bob Iger, le PDG de Disney, a déclaré lors d’une interview avec CNBC que la plateforme de streaming allait sévir contre le partage de mots de passe à l’échelle mondiale cet été. Une mesure similaire a été mise en place pour les abonnés canadiens l’automne dernier.
Une stratégie lucratif pour Disney+
Cette décision n’est guère surprenante. Hugh Johnston, le directeur financier de Disney, avait déjà partagé ce plan lors d’un appel aux résultats en février. « Le partage payant est une opportunité pour nous. C’est une opportunité que notre concurrent exploite évidemment, et qui est devant nous. Nous avons des actions très spécifiques que nous mettons en place dans les prochains mois. »
Disney+, dont Hulu fait partie, a commencé sa propre répression contre le partage de mots de passe le 14 mars, et les conditions d’utilisation des deux plateformes interdisent explicitement aux personnes d’utiliser les informations de connexion d’autres clients.
Effet positif sur les inscriptions
Les plateformes de streaming dans leur ensemble restreignent le partage de mots de passe, et cela semble fonctionner – pour elles, pas pour nous. Selon la société d’analyse Antenna, les inscriptions à Netflix aux États-Unis ont augmenté de 102% pendant les quatre premiers jours suivant la mise en vigueur de la règle, par rapport aux 60 jours précédents. Il y avait en moyenne 73 000 nouvelles inscriptions quotidiennes, bien plus que les annulations.
Un déploiement progressif
Disney+ commencera à sévir dans certains pays dès juin, et étendra sa politique à une deuxième vague de pays en septembre. Il n’est pas encore clair dans quel groupe se trouve les États-Unis, mais Disney fournira probablement des détails lorsque les dates approcheront. Actuellement, Disney+ coûte 8$ par mois avec publicité, et 14$ pour une visualisation sans publicité.
L’avis de la rédaction
Cette mesure, bien qu’inconfortable pour les utilisateurs, semble être une stratégie efficace pour augmenter les inscriptions sur les plateformes de streaming. Toutefois, il reste à voir comment les consommateurs réagiront à long terme à ces restrictions.