Death Stranding 3 se fera sans Hideo Kojima

Image d'illustration. Death Stranding 2Kojima Productions / PR-ADN
Hideo Kojima annonce qu’il ne poursuivra pas lui-même l’aventure Death Stranding.
Tl;dr
- Hideo Kojima estime avoir livré toute sa vision avec les deux premiers Death Stranding et préfère se consacrer à de nouveaux projets.
- L’univers de Death Stranding est jugé indissociable de son auteur, rendant difficile une suite sans lui.
- Si Hideo Kojima n’exclut pas qu’un autre reprenne ses concepts, beaucoup doutent qu’une trilogie sans sa patte ait du sens.
Hideo Kojima et le destin singulier de Death Stranding
Depuis quelques semaines, les spéculations vont bon train autour d’un éventuel troisième volet de Death Stranding. Pourtant, son créateur emblématique, Hideo Kojima, a surpris son monde lors d’une récente interview : il ne compte pas poursuivre lui-même l’aventure. Le concepteur japonais, à l’origine des célèbres franchises Metal Gear, Policenauts ou encore du mystérieux projet Silent Hills P.T., estime avoir livré avec les deux premiers épisodes toute sa vision de cet univers et semble désormais pleinement occupé avec OD pour Microsoft ainsi que Physint, une exclusivité PS6.
L’empreinte inimitable de Hideo Kojima
Si l’industrie du jeu vidéo raffole des suites, peu de séries portent aussi profondément la marque de leur auteur que Death Stranding. Les mécaniques atypiques, les passages énigmatiques et la narration tortueuse composent une expérience difficilement transposable par un autre studio. Pour beaucoup, la franchise est devenue le reflet direct des obsessions et du style si particulier de Hideo Kojima. À titre d’exemple, qui pourrait imaginer un Mario n’ayant jamais quitté les mains de Shigeru Miyamoto ? La comparaison s’impose : dans le cas présent, l’individualité prévaut sur la logique commerciale habituelle.
Vers une trilogie… sans Hideo Kojima ?
Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir de la licence, Hideo Kojima confie avoir esquissé des idées pour un troisième opus. «Si j’utilise ce concept Plate Gate, je pourrais créer des suites à l’infini… Mais je n’ai aucune intention de m’y atteler moi-même. Si je transmettais ces concepts à quelqu’un d’autre, il pourrait probablement s’en charger ». Malgré cette ouverture théorique à une reprise externe, la réalité semble plus nuancée : rares sont ceux qui considèrent possible — voire souhaitable — qu’un autre créatif reprenne le flambeau.
L’alchimie fragile entre auteur et œuvre
Ce dilemme interroge plus largement sur la notion d’auteur dans le jeu vidéo. Doit-on forcément perpétuer un jeu dès lors qu’il rencontre le succès? Dans le cas de Death Stranding, cette singularité assumée fait sa force mais aussi sa limite. Si les joueurs espèrent toujours un nouvel épisode pour retrouver Sam Porter Bridges, il apparaît presque inconcevable que l’univers survive à l’absence de celui qui lui a tout donné.
Parmi les éléments qui font consensus :
- L’identité narrative et visuelle unique ;
- L’implication personnelle de Kojima ;
- L’attachement des fans à une vision d’auteur.
Finalement, faut-il vraiment pousser plus loin l’expérience si son architecte décide de s’arrêter là ? Le débat reste ouvert…
