Behemoth : l’IA secrète de Mark Zuckerberg qui agite la Silicon Valley

Image d'illustration. Mark ZuckerbergMeta / PR-ADN
Meta développe dans l’ombre un système capable de franchir le cap de la superintelligence.
Tl;dr
- Meta abandonne sa tradition d’open source en fermant l’accès à ses modèles d’IA les plus avancés, au nom de la sécurité.
- Un nouveau laboratoire, Meta Superintelligence Labs, développe en secret l’IA « Behemoth » pour atteindre la superintelligence artificielle.
- Cette stratégie suscite un débat sur l’équilibre entre innovation partagée, souveraineté technologique et risques d’usages malveillants
Meta face au défi de la superintelligence artificielle
Alors que la course mondiale à l’intelligence artificielle prend un tournant décisif, Meta avance désormais sur un terrain où la prudence l’emporte sur la transparence. Sous l’impulsion de son PDG, Mark Zuckerberg, le groupe a décidé de ne plus ouvrir totalement ses modèles les plus sophistiqués au public. Une rupture avec sa politique historique d’open source, jusqu’alors synonyme d’ouverture et de collaboration internationale.
L’ambition secrète des Superintelligence Labs
Dans les coulisses californiennes, une division fraîchement créée, baptisée Meta Superintelligence Labs, pilote le développement d’une IA baptisée « Behemoth », dont la discrétion alimente toutes les spéculations. Ce laboratoire stratégique, inauguré en juin 2025 à Menlo Park et dirigé notamment par Alexandr Wang et Nat Friedman, incarne la volonté de Meta de franchir un nouveau cap dans le domaine de la superintelligence artificielle (ASI). Contrairement à ses rivaux tels qu’OpenAI, qui continuent de proposer leurs modèles phares via des plateformes publiques (certes limitées), Meta ferme dorénavant les portes aux curieux — au moins pour ses versions les plus puissantes.
Dilemme : ouverture ou sécurité ?
Ce changement radical soulève plusieurs interrogations cruciales pour toute l’industrie :
- Sécurité vs ouverture : Jusqu’où doit-on permettre l’accès à ces technologies redoutables ?
- Souveraineté technologique : Meta se donne-t-elle un avantage stratégique en gardant ses atouts secrets ?
- Innovation collective : L’opacité risque-t-elle de freiner les progrès partagés en IA ?
La décision trouve sa justification officielle dans une préoccupation grandissante : ces systèmes capables désormais d’améliorer leurs propres performances sans intervention humaine ouvriraient la voie à des usages malveillants. Pour Mark Zuckerberg, il s’agit donc avant tout d’une question de garde-fous, même si certains y voient une tentative assumée d’imposer une suprématie sur ce secteur-clé.
L’inconnu du futur proche
Il est difficile, à ce stade, de trancher : Meta érige-t-elle une barrière protectrice légitime ou prépare-t-elle un verrouillage hégémonique du marché ? Une chose est sûre, cette inflexion majeure pourrait bien définir durablement la place du groupe dans la compétition globale autour de l’IA autonome et évolutive. Derrière le débat technique et industriel pointe aussi une interrogation sociétale fondamentale : à qui appartiendra demain le pouvoir algorithmique ?
