Vingt-neuf ans après ses débuts, Age of Empires reste un poids lourd du jeu PC. Sa force, c’est simple : la série grandit sans abandonner ses anciens épisodes.
En bref
- Près de 29 ans après ses débuts, Age of Empires continue d’enrichir ses anciens épisodes avec de nouvelles civilisations, campagnes et extensions.
- Son mélange de gestion économique, de développement historique et de stratégie militaire continue d’influencer le genre RTS, tandis qu’Age of Empires IV poursuit son expansion.
- La franchise revendique plus de 70 millions de joueurs cumulés, mais les récents licenciements soulèvent des questions sur son avenir.
Le plus frappant avec Age of Empires, ce n’est pas son âge. C’est le fait que la franchise reste vivante sur plusieurs fronts à la fois, sur PC comme sur console, près de vingt-neuf ans après son lancement du 15 octobre 1997. Dans une industrie qui adore pousser le public vers le prochain numéro, c’est presque une anomalie. Et une assez belle, quand même.
Une série qui refuse de jeter ses anciens jeux
Là où pas mal de licences enterrent l’épisode précédent dès qu’un nouveau arrive, Age of Empires fait l’inverse. Age of Empires II: Definitive Edition reste un pilier, avec de nouvelles civilisations et campagnes. Return of Rome a même réinjecté les seize civilisations du premier jeu dans son cadre, avec en plus les Lac Viet.
Même logique pour Age of Empires III: Definitive Edition, qui garde son identité propre avec les envois de Home City et sa période historique plus tardive. Son extension The Baltic Powers, lancée le 10 septembre 2026, a ajouté les Danois et les Polonais, mais aussi des cartes, des scénarios et des modes. Bref, l’intérêt ne tient pas juste à la nostalgie, il tient au fait que ces jeux bougent encore.
Pourquoi la formule de base fonctionne toujours ?
Le premier Age of Empires avait compris un truc essentiel. Construire une civilisation devait être immédiat à lire, même quand on jouait mal. On récolte, on bâtit, on passe un âge, on protège ce qu’on a monté. Si l’armée grossit, il faut une économie solide. Si on dépense tout dans le développement, on s’expose. Résultat ? Chaque erreur raconte quelque chose.
C’est aussi ce qui a rendu la série si influente. Son approche historique a marqué une branche entière du RTS, jusque dans des jeux comme Empire Earth ou Rise of Nations. Pas des copies conformes, mais la parenté saute aux yeux.
Age of Empires IV porte l’élan actuel
S’il fallait une preuve que la formule peut encore s’étendre, elle s’appelle Age of Empires IV. World’s Edge a confirmé la sortie de Yue Fei’s Legacy en 2026. Le studio a aussi prévu Raiders of the North, avec les Vikings et les Écossais.
Le même plan inclut du nouveau contenu pour The Crucible, avec de la coopération. Campagnes, civilisations, défis alternatifs, il y a plusieurs portes d’entrée. C’est malin, parce que tous les joueurs ne reviennent pas pour la même raison.
Des chiffres solides, avec une vraie réserve
World’s Edge parle de plus de 70 millions de joueurs sur l’ensemble de la franchise et présente 2025 comme son année la plus riche en contenu, avec six extensions réparties sur trois jeux. Le chiffre est massif, mais il faut garder la tête froide : il s’agit d’un total cumulé, pas d’une photo de l’activité simultanée.
Reste une ombre au tableau, les licenciements récents, qui peuvent peser sur la suite. Mais à l’instant T, le constat est limpide. Age of Empires n’est pas un monument qu’on visite par respect. C’est encore une série qu’on lance pour jouer, vraiment.