Il semble que Google ait toujours dû obtenir un accord judiciaire pour agir ainsi. Comment cette nécessité d'obtenir un consentement judiciaire a-t-elle influencé leurs actions jusqu'à présent ?
- Apple modifie sa politique de confidentialité suite à une révélation concernant l’accès aux données de notifications.
- La société exige désormais une autorisation judiciaire pour accéder à ces informations.
- Le sénateur Ron Wyden a soulevé des préoccupations sur la surveillance gouvernementale.
- Wyden appelle à plus de transparence de la part des géants de la technologie concernant les demandes légales.
Un changement de cap pour Apple
Après la révélation que les données de nos notifications mobiles peuvent être transmises aux forces de l’ordre, Apple a pointé du doigt le Département de la Justice (DOJ) américain pour avoir empêché les entreprises technologiques de révéler un tel processus. Parallèlement, la société a mis à jour son document de directives sur les processus juridiques pour indiquer qu’un « assignation à comparaître ou un processus juridique supérieur » était nécessaire pour obtenir les registres pertinents.
Harmonisation avec Google
Cependant, Reuters a noté qu’une semaine plus tard, Apple a discrètement modifié cette ligne pour se conformer à la politique plus stricte de Google sur cette question : « L’identifiant Apple associé à un jeton APNs enregistré et les dossiers associés peuvent être obtenus avec une ordonnance en vertu de 18 U.S.C. §2703(d) ou un mandat de perquisition. » En d’autres termes, les forces de l’ordre auront désormais besoin du consentement d’un juge pour obtenir les données de notification de Apple, comme c’est le cas chez Google depuis longtemps, selon une déclaration fournie à Reuters.
Des préoccupations légitimes
Ces préoccupations concernant la « surveillance des notifications » ont été initialement soulevées par le sénateur de l’Oregon, Ron Wyden, qui, dans une lettre ouverte au DOJ, a affirmé que des gouvernements étrangers ont exigé de Google et Apple qu’ils fournissent des dossiers de notifications. Compte tenu du fait que ces notifications passent par les serveurs de ces entreprises, le sénateur s’inquiète que « Apple et Google soient en position unique pour faciliter la surveillance gouvernementale de l’utilisation des applications par les utilisateurs ».
Wyden a ensuite abordé le nœud du problème, en soutenant que ces deux géants de la technologie « devraient être autorisés à être transparents sur les demandes légales qu’ils reçoivent, en particulier de la part des gouvernements étrangers ». La réponse d’Apple concernant la suppression du DOJ semble être en accord avec les affirmations du sénateur, mais il n’est pas clair si le département prendra des mesures sur la transparence accrue des deux entreprises technologiques concernant la surveillance des notifications.
L’avis de la rédaction
Dans un monde de plus en plus numérisé, la protection des données est devenue primordiale. Cette initiative d’Apple, bien qu’inspirée par Google, est un pas dans la bonne direction. Elle montre la nécessité d’un cadre juridique clair et transparent pour réguler l’accès aux données personnelles. C’est une question de confiance entre les utilisateurs et les entreprises technologiques.