La loi qui pourrait interdire TikTok avance à grands pas

Il est possible que le Sénat procède à un vote dès la semaine prochaine. Quels en seront les enjeux selon vous ?

  • Un projet de loi pourrait bannir TikTok des États-Unis.
  • Le Sénat pourrait bientôt voter sur une version révisée de ce projet.
  • Si adoptée, TikTok aurait jusqu’à 12 mois pour se vendre.
  • TikTok conteste cette loi, citant des atteintes aux droits de la parole et à l’économie.

Le bannissement de TikTok aux États-Unis : une perspective de plus en plus probable

Le projet de loi qui pourrait mener à l’interdiction de TikTok aux États-Unis semble se rapprocher de plus en plus de sa concrétisation. Ayant facilement passé le cap de la Chambre des Représentants le mois dernier, ce texte législatif était jusqu’à présent en suspens au Sénat, en raison de l’opposition de quelques législateurs influents.

Une version révisée du projet de loi regagne du terrain

Mais le vent semble tourner en faveur de l' »Acte pour la Protection des Américains contre les Applications Contrôlées par des Adversaires Étrangers ». La Chambre est en effet sur le point de voter ce week-end sur un ensemble de projets de loi, dont une version légèrement modifiée du projet concernant TikTok. Dans cette nouvelle mouture, ByteDance, la société mère de TikTok, disposerait de jusqu’à 12 mois pour se désinvestir de l’application, contre six mois dans le texte initial.

Ce changement, comme le souligne NBC News, a été déterminant pour rallier certains membres du Sénat jusque-là réticents, dont la sénatrice Maria Cantwell, présidente du Comité du Commerce du Sénat. Avec la Chambre qui devrait adopter le projet de loi révisé ce samedi, et un vote du Sénat possible « dès la semaine prochaine », selon NBC, l’avenir de ce texte semble se préciser. Le président Joe Biden a d’ailleurs déclaré qu’il signerait le projet de loi s’il était adopté par le Congrès.

Les conséquences potentielles de cette loi

Si elle est promulguée, cette loi pourrait contraindre TikTok, ainsi que d’autres applications « contrôlées par un adversaire étranger » et considérées comme une menace pour la sécurité nationale, à disparaître des stores d’applications américains si elles refusent de se vendre. Le PDG de TikTok, Shou Chew, a laissé entendre que la société serait susceptible de contester cette loi en justice.

TikTok a déclaré dans un communiqué : « Il est regrettable que la Chambre des Représentants utilise le prétexte d’une aide étrangère et humanitaire importante pour faire passer en force une loi d’interdiction qui bafouerait les droits de parole de 170 millions d’Américains, dévasterait 7 millions d’entreprises, et fermerait une plateforme qui contribue à hauteur de 24 milliards de dollars à l’économie américaine, chaque année ».

L’avis de la rédaction

La rédaction souligne l’importance de cette affaire, non seulement pour TikTok et ses utilisateurs, mais aussi pour la liberté d’expression et l’économie américaine. Il est crucial de suivre attentivement les développements de cette situation, qui pourrait avoir des répercussions majeures sur le paysage numérique mondial.