L'agence prévoit d'utiliser ces données pour perfectionner et former ses algorithmes de reconnaissance faciale. Cela ne vous inquiète-t-il pas concernant votre vie privée ?
Tl;dr
- Le département américain de la sécurité intérieure cherche à améliorer ses algorithmes de reconnaissance faciale.
- Il prévoit d’utiliser les données faciales des enfants migrants pour la formation.
- La collecte de données biométriques concerne habituellement les personnes âgées de 14 à 79 ans.
- Les critiques soulignent que les enfants ne peuvent pas donner leur consentement éclairé.
Le DHS envisage d’utiliser les données faciales d’enfants migrants
Le département américain de la sécurité intérieure (DHS), dans le but d’améliorer ses algorithmes de reconnaissance faciale, envisage d’utiliser les données faciales des enfants migrants entrant dans le pays. Selon la MIT Technology Review, l’agence a l’intention de collecter et d’analyser les captures faciales des enfants de moins de 14 ans.
Une collecte de données controversée
Les programmes qui collectent des informations biométriques et même des échantillons d’ADN des migrants entrant dans le pays s’appliquent généralement seulement aux personnes âgées de 14 à 79 ans. John Boyd, le directeur adjoint de l’Office de gestion de l’identité biométrique du DHS, a déclaré que cette décision a probablement été rendue possible par la décision de certains de ses sous-bureaux de supprimer les restrictions d’âge pour la collecte de données biométriques.
Des implications potentielles importantes
Les données recueillies par le programme pourraient aider à améliorer la compréhension des technologies de reconnaissance faciale sur l’évolution des visages avec l’âge. Le programme pourrait à terme aider les autorités à retrouver des enfants disparus même après plusieurs années. Cependant, certains experts et critiques ont exprimé des inquiétudes concernant la collecte de données auprès des migrants, beaucoup d’entre eux entrant dans le pays dans l’espoir d’une vie meilleure et se sentant peut-être contraints d’accepter que leurs informations faciales et d’empreintes digitales soient prises.
L’avis de la rédaction
Alors que l’innovation technologique peut promettre des avancées significatives dans la recherche des enfants disparus, il est essentiel de trouver un équilibre entre les bénéfices potentiels et le respect des droits fondamentaux de l’individu. La collecte de données biométriques auprès des enfants migrants soulève des questions éthiques délicates, notamment en ce qui concerne leur capacité à donner un consentement éclairé. Il est donc impératif que ces initiatives soient mises en œuvre avec le plus grand soin et la plus grande transparence.